Mot du Ministre (MERF)

Présentation

Présentation (8)

Une délégation du Centre de Suivi Écologique (CSE) de Dakar conduite par  Dr ASIZE Touré, Directeur Général du CSE a été reçu en audience cet après- midi du jeudi 21 novembre 2019 par le Professeur David OLADOKOUN, Ministre de l’environnement, du développement durable et de la protection de la Nature (MEDDPN). Cette visite s’inscrit dans le cadre du lancement de la deuxième phase  du projet  de préparation du Togo à l’accès au fonds vert pour le climat. Ce projet sera consacré  à la consolidation des acquis  de la première phase à travers l’élaboration de la note conceptuelle et de renforcement des capacités.

Ce projet bénéficie de l’appui technique du Centre de Suivi Écologique de Dakar au Sénégal et du soutien financier du secrétariat du FVC.

Le ministre a salué cette coopération  Sud – Sud entre le Sénégal et le Togo et félicité le CSE pour son appui technique. Il a également abordé sur la vision du Ministère décliné dans l’axe 3 du PND notamment la restauration des écosystèmes forestiers dans l’optique de la séquestration du carbone et le développement durable.

Le CSE, de son côté a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à accompagner le MEDDPN  à l’atteinte de cet objectif.

FVC
21 Mar 2019

Dans le souci de mieux analyser le plan de travail annuel de l’Autorité Nationale Désignée (AND) du Fonds Vert pour le Climat (FVC), les membres du comité national FVC se sont retrouvés, ce 20 mars à Lomé. Placée sous la présidence du secrétaire général du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature (MEDDPN), M. Sama Boundjouw, cette rencontre a réuni une trentaine de participants issus des départements ministériels clés, du secteur privé, des entités accréditées et des organisations de la société civile.

Le Togo, par le biais de l’AND a obtenu du FVC sa première subvention pour son programme de préparation. Cette subvention a permis de réaliser entre autres activités, la mise en place d’un dispositif institutionnel de coordination du fonds, l’élaboration d’une procédure de non-objection de sélection de projets, le développement de la mise en œuvre d’une stratégie de communication, la formation de plus de cinq cent (500) acteurs sur les financements climatiques, les procédures et modalités d’accès au FVC. Le développement des projets bancables, l’élaboration d’un programme pays FVC avec un investissement de plus de 1,5 milliard de dollars US sont aussi les produits de la phase préparatoire.

« L’objet de cette première réunion ordinaire, est de faire le point sur les activités déjà réalisées et de valider le plan de travail et budget 2019. Il s’agira essentiellement, dans le plan de travail  2019, de la formulation de trois (3) requêtes de financement à soumettre au FVC » a laissé entendre le point focal FVC, M. Agrignan Esso-Sam.

Au cours de cette réunion, les participants ont été informés notamment, sur le processus FVC au Togo et du décret portant attribution, organisation et fonctionnement du cadre institutionnel de mise en œuvre du FVC au Togo adopté le 12 octobre  2018 par le conseil des ministres. Le plan de travail a été validé de même que le budget annuel qui s’élève à 183 000 dollar soit 80 000 000 de FCFA. Ils ont revu le portefeuille annuel du projet pour s’assurer de sa complémentarité avec le Plan de Développement National (PND), le rôle des membres du comité national FVC dans le processus readiness pour le FVC est connu etc.

Le FVC a été créé par décision 1/CP.16 de la Conférence des Nations sur le Climat en 2010 à Cancun au Mexique. Il a mis en place un ambitieux programme de préparation à travers lequel les pays peuvent accéder jusqu’à un million de dollars par an. Ce programme appuyé par le Centre de Suivi Ecologique de Dakar  a démarré au Togo en juillet 2016 avant d’être lancé officiellement en mars 2017. Il a pour objectif de renforcer les capacités de l’AND et d’élaborer le programme pays FVC du Togo. A moins de deux (2) ans, il a réussi à obtenir des résultats encourageants dans la mesure où 98% des actions programmées ont été réalisées.

 

Le Togo dans ses efforts de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques a élaboré plusieurs documents de stratégies dont le programme pays Fonds Vert pour le Climat (FVC). Ce document est  soumis aux acteurs nationaux,  ce 15 mars 2018 à Lomé  pour validation. Il s’agit pour ces participants d’apprécier les domaines d’investissement climatique pour une période de 10 ans, afin de disposer d’un portefeuille de projets  prêts à soumettre pour financement. Les travaux  de haut niveau ont été ouverts par le représentant du ministre de l’environnement et des ressources forestières,  M. Kodjo Koudadzé.

Le financement du changement climatique est une préoccupation majeure pour le Togo dans sa quête vers des modèles de développement économique à faible intensité de carbone et résiliente au climat.  Le Fonds étant une solution à cette problématique, le Togo a commencé sa phase préparatoire d’accès au FVC en 2017. Aujourd’hui, c’est chose faite un document est disponible, ce dernier est soumis aux parties prenantes notamment les ministères, les collectivités locales, le secteur privé et la société civile pour validation.

Créé en 2010, le FVC est investi dans des projets climatiques transformationnels dans les pays en développement. Il apporte une contribution ambitieuse aux actions mondiales de lutte contre les changements climatiques en faveur des pays en développement et mobilise d'importantes ressources financières pour aider à construire des sociétés à faibles émissions de gaz à effet de serre et résilientes aux changements climatiques.

Les priorités contenues dans ce document sont celles identifiées par les études de vulnérabilités des Contributions Prévues Déterminées (CDN) et du Plan National d’Adaptation aux changements climatiques (PNACC) a laissé entendre le point focal FVC,  M. Agrégnan Essosam.  Pour lui, Il faudra 1,570 milliard de dollars US  d’ici à 2030 pour pouvoir répondre aux défis  liés aux Changements Climatiques.

Pour  encourager l’engagement des parties prenantes, une enveloppe de 120 millions de dollars par an est disponible pour aider les porteurs de projets à bien  ficeler leurs propositions avec l’appui technique des entités accrédités.

Ce document une fois validé sera soumis à l’appréciation du FVC et les idées de projets pourront être concrétisées pour soumission.

Le consultant principal, M. Roland Robek  estime que le Togo est en bonne voie, puisque l’environnement est utilisé comme toile de fond dans ledit programme, ce qui cadre  parfaitement avec ce mécanisme.

A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet, M. Kodjo, a rappelé l’horizon de programmation du FVC qui est de 2030 avec des tranches de 5 ans à l’exception de la première qui s’étend de 2018 à 2020. Il a reconnu l’importance capitale de ce fonds qui trace la voie à suivre pour une mobilisation accrue de la finance climatique.

Monsieur le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières,

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Messieurs les Directeurs Généraux, Centraux   et Chefs de Projets,

Mesdames et Messieurs  les Représentants des Organisations Non Gouvernementales ;

 Chers participants, chers collègues,

 Je suis particulièrement ravi de prendre la parole pour vous souhaiter la bienvenue à cet atelier de formation sur la finance climat et de concertation sur la procédure de non objection du Fond vert climat.

Le financement du changement climatique est une préoccupation majeure pour l'Afrique dans sa quête vers des modèles de développement économique à faible intensité de carbone et résiliente au climat.

Comme vous le savez, les estimations sont nombreuses, mais elles concluent toutes qu’à ce jour, les besoins de luttent contre les changements climatiques dépassent largement les flux multilatéraux et bilatéraux existants.

 Une étude récente de la Banque Africaine de Développement a évalué les coûts d'adaptation en Afrique à environ 20 à 30 milliards de dollars par an pour les 10 prochaines années. En outre, les coûts suscités par la conquête d’une croissance à faible intensité de carbone pourraient atteindre 9 à 12 milliards de dollars pour la même période.

Au Togo, Le besoin total de financement est estimé à 3,54 milliards de dollars US de 2020 à 2030 selon  nos Contributions Prévues Déterminées Nationales dont 1,54 pour l’Adaptation;  1,10 pour l’Atténuation; 0,5  pour le Transfert de technologies et 0,4  pour le Renforcement de capacités.

 Chers participants, chers collègues,

Les efforts pour améliorer l'accès au financement climatique ont eu des résultats mitigés ces dernières années. Bien que les  fonds de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) ciblent tous les pays en développement, notamment les pays africains, les flux actuels restent insuffisants pour répondre aux besoins réels de l’adaptation et de l’atténuation de l’Afrique.

 On estime que l'Afrique n'a reçu que 435 millions de dollars de financement multilatéral du changement climatique en 2009 et 2010 soit seulement 4% du total de ces flux. Le Togo pour sa part n’a mobilisé essentiellement que des fonds habilitants.

Dans l'ensemble, les pays africains, en particulier les moins développés, sont confrontés à certains défis à chaque étape de l’octroi du financement climatique. Ceux‐ci doivent être considérés et traités dans tout  mécanisme, en particulier ceux de la Convention, en vue d'améliorer l'efficacité, l'équité et l'accessibilité au financement par les pays africains. Il est donc important que des discussions franches aient lieu sur les opportunités et les contraintes à l'accès aux fonds climatiques de la Convention.

 Chers participants, chers collègues

 Le Togo, notre pays n’est pas du reste. Ses capacités sont  limitées dans de nombreux domaines tels que l'analyse des politiques des fonds, le savoir en matière de changement climatique et la formulation de projets. Ceci compromet ses chances pour accéder aux financements climatiques, et conduit à une capacité d'absorption limitée pour recevoir et gérer des fonds à grande échelle. Il y a nécessairement un besoin significatif pour renforcer les capacités des différents acteurs à accéder et gérer le financement climatique.

 

Il est  à espérer que les discussions pertinentes lors de cette formation conduiront à des mesures concrètes pour relever ces défis, tout en contribuant à un fonds vert pour le climat plus accessible. Les différents modules traiteront   des   sources de financement climatique qui sont :

  • les investissements aux niveaux national ou local;
  • les financements multilatéraux;
  • les subventions, les prêts simples et les prêts consentis à des conditions très favorables;
  • les investissements bilatéraux et les financements accordés par les bailleurs de fonds;
  • Les assurances et autres services financiers dans la gestion des risques;
  • Les instruments du secteur privé et
  • Les instruments basés sur le marché, par exemple la finance carbone.

Je vous remercie et je souhaite des travaux fructueux et utiles.

Les effets néfastes des changements climatiques compromettent les conditions de vie des populations, la survie des écosystèmes fragiles, la sécurité alimentaire, la disponibilité des ressources en eau, les services socio-économiques de base, les infrastructures et le développement économique et social.

Face à ces défis majeurs, le Togo a adhéré à plusieurs accords multilatéraux sur l’environnement, notamment la convention sur la diversité biologique, la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Pour réaffirmer ses engagements à participer à la riposte mondiale contre les changements climatiques, il a ratifié le 28 juin 2017, l’Accord de Paris sur le climat, adopté le 12 décembre 2015.

Afin de mettre en œuvre ces différents instruments juridiques internationaux, plusieurs documents stratégiques, plans et programmes ont été adoptés. Le gouvernement togolais consent d’importants efforts dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Cependant beaucoup de défis restent encore à relever dans ce domaine.

Le fonds vert pour le climat apparaît aujourd’hui comme l’un des mécanismes financiers majeurs mis en place dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Il vise à appuyer les efforts des pays en développement au travers de la mise en œuvre des projets d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques. Certes le fonds vert pour le climat est une excellente opportunité de finance climat, mais plusieurs facteurs limitent l’accès du Togo à ses financements. Il s’agit entre autres du cadre peu propice aux investissements climatiques, de la faible capacité institutionnelle et technique à gérer les investissements et   à développer des projets éligibles. A ces facteurs s’ajoutent la complexité des procédures propres au mécanisme et celles des partenaires techniques et financiers.

Le présent programme pays du fonds vert pour le climat et l’ensemble du processus du « Programme Readiness » ayant abouti à ce résultat est une solution de premier ordre à ces facteurs limitant. Le succès de la mise en œuvre du programme pays du fonds vert pour le climat, évalué à plus de 1.5 milliard de dollars US et l’ensemble des résultats subséquents du processus  de préparation pour l’accès à ce fonds nécessitent la participation effective et le renforcement des capacités de tous les acteurs des secteurs public et privé, de la recherche, des organisations de la société civile,  des collectivités locales, des  entités accréditées et d’autres parties prenantes. Le site web www.fonds-vert-togo.org créé à cet effet est une plateforme d’échange multi acteurs pour faciliter le partage des informations sur le processus de préparation du Togo à l’accès au fonds vert pour le climat.

Je voudrais ici exprimer, au nom du Gouvernement togolais et en mon nom personnel, ma gratitude au secrétariat du fonds vert pour le climat pour son appui financier et le centre de suivi écologique de Dakar pour son accompagnement technique.

Je me félicite de l’engagement de toutes les parties prenantes à ce processus et reste disposé à œuvrer aux côtés du comité national fonds vert pour le climat pour la mise en place d’un solide mécanisme de mobilisation des ressources financières  au niveau du  fonds vert pour le climat afin de mieux contrer les effets des changements climatique  dans une perspective de  mise en œuvre des actions  du Plan National du Développement (PND).

Le gouvernement togolais a obtenu l’approbation de son premier programme de préparation et  une première subvention de  $US 300 000 dollars  pour sa mise en œuvre. Ce premier programme porte sur les deux premiers domaines d’activités et sera exécuté sur une période de douze mois  avec l’appui technique du centre de suivi écologique de Dakar du Sénégal.

Afin d’aider les pays en développement à élaborer des programmes et à formuler des projets éligibles, le FVC a mis en place un ambitieux programme de préparation  à travers lequel  les pays peuvent accéder jusqu’à un million  de dollars  par  an.

Tous les pays en développement Parties à la Convention sont éligibles à un financement du FVC. Le Fonds offre aux pays bénéficiaires un accès direct aux financements par le biais d’entités de mise en œuvre nationales ou régionales dûment accréditées, et d’intermédiaires (incluant des ONG, ministères, banques de développement nationales et autres organisations nationales ou régionales qui répondent aux normes du Fonds). 

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